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Afrique : Désert Médicaux et Innovation Technologique

L'E-santé, le grand espoir de l'Afrique
Pr. Mohamed Khaled CHOULLI : Président de l'ONG Africaine YENDA Consultant international en matière de développement stratégique
La transformation digitale du secteur de la santé
Mr. Frédéric ATTIA : Directeur des partenariats stratégiques et du développement international d’Orange Healthcare
The Connected Hospital
Mme Nicole Hill : Healthcare Sector Director, ALE International - ‎Alcatel-Lucent Enterprise

 

santé afrique

Afrique : Désert Médicaux et Innovation Technologique

On peut avancer qu’en Afrique les transitions environnementales et épidémiologiques précèdent de loin les transitions démographiques comme elles sont connues dans les sociétés développées.

Avec toujours des taux de natalité forts, une amélioration de l’espérance de vie avec l’émergence de nouvelles classes moyennes résultat d’une croissance économique significative, les déterminants socioéconomiques et culturels font des systèmes de santé en Afrique des systèmes mixtes, qui font face à des énormes défis ayant à gérer une large panoplie de pathologies traditionnelles et nouvelles

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Devant le grand manque de ressources aussi bien financières qu’humaines, les pouvoirs publics dans la majorité des pays africains sont dans la grande difficulté à développer un système de santé égalitaire et efficient.

L’Afrique compte aujourd’hui environ 24% des personnes malades sur le plan mondial, mais seulement 3% de l’effectif mondial des professionnels de la santé.

On enregistre déjà un manque de 7,2 millions de professionnels de la santé au niveau mondial, ce chiffre atteindra 12,9 millions d’ici 2035.

L’Afrique a elle seule compte un quart du déficit mondial.

En moyenne Afrique on compte 15.1 professionnels de la santé pour 10000 habitants (médecins 2.7/10000 et corps paramédical 12.4/10000), bien au dessous du seuil critique de 23 professionnel de la santé pour 10000 habitant recommandé par l’OMS.

Avec d’énormes disparités entre les pays : Niger 1.6/10000 et Botswana 37.5/10000 par exemple.

Afrique grande difficulté à développer un système de santé égalitaire et efficient.

L’Afrique subsaharienne compte environ 145 000 médecins (5 % des 2 877 000 médecins en exercice en Europe) pour desservir une population de 821 millions.

Les 47 pays d’Afrique subsaharienne comptent à peine 168 facultés de médecine et, parmi ces pays, 11 ne disposent d’aucune faculté de médecine et 24 n’en ont qu’une seule.

En moyenne à la fin de leur formation, 27.5% des médecins africains émigrent, tandis que 1.6% décident d’arrêter l’exercice de la médecine, ceci dû principalement à des infrastructures inadéquates et à des salaires peu attractifs.

Cet état de fait reflète clairement la situation critique de désertification médicale qui caractérise notre continent africain. Si on peut noter, néanmoins qu’une prise de conscience africaine est de plus en plus palpable.  Plus que jamais, la problématique du dividende démographique et la nécessité d’investir sur le développement et l’épanouissement de la jeunesse africaine par de véritables politiques environnementales, de santé, d’éducation, de formation et de développement durable, devrait être au centre des priorités des politiques publiques africaines.  Dans le cadre de ces éventuelles nouvelles politiques à développer et afin de faire face au grand déficit en ressources humaines dans le domaine de la santé nous considérons que les alternatives technologiques qu’offre désormais la télémédecine sont tout à fait adaptées au contexte africain.  L’objectif de notre intervention au cours de l’Africa Healthcare & Medical Tourism Summit 2017 est de relater comment les domaines de l’e-santé puissent être un atout considérable pour développer des systèmes de santé égalitaires et efficients dans notre continent africain.

 

Présentation de l'ONG AFRICAINE YENDA

Fondée en 2016 avec la participation de tout un réseau d’étudiants, médecins et internes des différents pays africains, l’ONG Yenda, présidée par Pr. Mohamed Khaled Choulli, œuvre principalement dans les domaines de la promotion de la santé et du développement durable en Afrique.

L’un de ses grands projets phares est le développement d’un Erasmus africain par la création d’un grand fonds international de mobilité des étudiants, des professeurs, des professionnels et des experts de la santé, de l’environnement et du développement durable. Mobilité nécessaire pour contribuer à la formation nécessaire des cadres africains dans les différents métiers de la santé en Afrique.

 

Afrique et desert médicauxsanté afrique 

 

Justement, qu’est ce que la transformation digitale ? C’est un phénomène lié à trois grandes évolutions :

- l’évolution du réseau : en l’espace de 10 ans, nous sommes passés de réseaux Internet et mobile bas débit à des réseaux ultra haut débits.
- l’évolution des services : avec, entre autres, l’arrivée des objets connectés
- l’évolution des usages : nous sommes tous de plus en plus connectés

Justement, qu’est ce que la transformation digitale ? C’est un phénomène lié à trois grandes évolutions : - l’évolution du réseau : en l’espace de 10 ans, nous sommes passés de réseaux Internet et mobile bas débit à des réseaux ultra haut débits. - l’évolution des services : avec, entre autres, l’arrivée des objets connectés - l’évolution des usages : nous sommes tous de plus en plus connectés

Cette révolution digitale concerne tous les secteurs d’activité. Cela se traduit par une explosion de la quantité et du volume de données à collecter, transporter, stocker et analyser.

santé afrique


La révolution digitale porte en elle trois grandes opportunités :

- l’optimisation des coûts des services pour les entreprises
- le gain d’efficacité pour les équipes
- la personnalisation des services pour l’utilisateur.

 

Afrique Territoire de Soins Numérique

En ce qui concerne le secteur de la santé, cette révolution modifie peu à peu la chaîne de valeur historique.

Hôpital Principal de Dakar Sénégal Le bâtiment a été construit dans le pur style colonial, durant la deuxième grande période architecturale de l'Hôpital Principal de Dakar qui se situe entre 1922 et 1930. Il a été rénové à l'identique et  conserve son charme de l’époque. les changements effectués concernent surtout l’aspect sécuritaire et sanitaire. Le bâtiment étant un patrimoine historique, il était impossible d’apporter des modifications sur l’architecture.

 

Hôpital Principal de Dakar Sénégal

Le bâtiment a été construit dans le pur style colonial, durant la deuxième grande période architecturale de l'Hôpital Principal de Dakar qui se situe entre 1922 et 1930. Il a été rénové à l'identique et  conserve son charme de l’époque. les changements effectués concernent surtout l’aspect sécuritaire et sanitaire. Le bâtiment étant un patrimoine historique, il était impossible d’apporter des modifications sur l’architecture.

L’ARS Océan Indien (ARS OI), a été retenue dans le cadre de l’appel à projets « Territoire de Soins Numérique » (TSN).   Construit avec les acteurs locaux, OIIS ex Plaxus est doté de 19 M€, et permettra de développer des organisations et outils innovants, favorisant l’accès à la prévention, la coordination des parcours de soins, la coopération des professionnels   de santé et l’autonomie des patients pour les maladies chroniques, priorités régionales de santé.

L’ARS Océan Indien (ARS OI), a été retenue dans le cadre de l’appel à projets « Territoire de Soins Numérique » (TSN).   Construit avec les acteurs locaux, OIIS ex Plaxus est doté de 19 M€, et permettra de développer des organisations et outils innovants, favorisant l’accès à la prévention, la coordination des parcours de soins, la coopération des professionnels   de santé et l’autonomie des patients pour les maladies chroniques, priorités régionales de santé.

D’un point de vue médical, le continent africain ressemble à un désert qui en fait la zone la plus déshéritée au monde dans ce secteur.

Le développement de l'e-santé peut se faire plus facilement dans les pays du Sud que dans les pays développés du fait d’un environnement réglementaire plus favorable créant ainsi de nouvelles pistes afin de contourner les obstacles spécifiques de la santé en Afrique.

La e-santé ouvre la voie pour de nouveaux usages, notamment dans le domaine de la télémédecine, par exemple les téléconsultations, le télédiagnostic ou encore le télésuivi. Par exemple, si un cas médical a besoin de l’avis d’un expert médical externe, le personnel de santé peut utiliser un dispositif mobile pour envoyer les données et les images du patient au spécialiste qui pourra poser un diagnostic – où qu’il se trouve dans le pays ou dans le monde.

En Afrique, plus de la moitié de la population vit en zone rurale et n’a pas ou peu d’accès aux infrastructures de santé. La densité médicale y est très faible où l’on compte en moyenne seulement 15 médecins pour 100 000 habitants. En revanche, la croissance et l’impact de la téléphonie mobile sur le continent sont marquants: l’Afrique subsaharienne compte actuellement 420 millions d’abonnés mobiles uniques avec un taux de pénétration de 43%, et le Moyen-Orient et Afrique du Nord affiche un taux de pénétration de 63%.

Les téléphones mobiles peuvent, donc, permettre d’étendre l’accessibilité à des services de santé, notamment pour des personnes vivant dans des zones reculées. Ces dernières années, on constate effectivement l’émergence de projets innovants visant à améliorer les efforts de prévention, les soins apportés aux patients, l’assistance médicale et la collecte des données médicales à travers les téléphones mobiles.

En plus des usages qui permettent aux citoyens en zones rurales à accéder à des conseils et à un suivi médical à distance, la e-santé peut également servir à des fins éducatives (e-learning pour les étudiants et professionnels de la santé), de la télé-pathologie (l’anatomopathologie à distance), de la collaboration (la visioconférence entre médecins), de la prévention médicale et sanitaire (services de conseil médical préventif par téléphone ou SMS), de la surveillance épidémiologique (collecte des informations sanitaires et des données épidémiologiques en temps réel) et bien d’autres.

Lancement de Master Santé par le Numérique, Centres de santé 3.0, Géolocalisation, Cartographie numérique pour lutter contre les déserts médicaux……… Comment le segment de l’E-santé peut contribuer à résoudre la problématique, compenser le manque de spécialistes et évoluer les usages et pratiques du monde de la santé en Afrique ?

 Un exemple très concret : en 2012, au Mali, Orange et l’Agence Nationale de Télésanté et d’Informatique Médicale (ANTIM) ont établi un partenariat pour créer un réseau de professionnels de santé dans les communautés rurales en utilisant la téléphonie mobile. L’objectif était d’aider ces professionnels dans leur travail sur le terrain, d’améliorer la qualité des soins et de permettre un accès rapide à des informations fiables via des systèmes appropriés. Or souvent, de telles infrastructures et systèmes ne sont disponibles que dans les grandes villes et non dans les régions rurales reculées.

L’idée fondatrice était d’évaluer si une partie de la solution pouvait se trouver dans la couverture étendue du réseau GSM d’Orange à travers tout le Mali.

Le projet Solution Mobile Santé cherchait donc à pallier la pénurie de médecins dans les régions rurales, à faciliter la collecte des informations médicales pour des diagnostics et des traitements plus rapides, et à aider dans la lutte contre la mortalité prénatale, néonatale et infantile. Les communautés rurales sont connectées au système de santé via leur représentant sanitaire. Et, en évitant les déplacements et les formalités administratives, ce système fournit aux personnes malades et aux femmes enceintes un accès vital aux soins dont elles ont besoin.

Dans le contexte de ce programme, les professionnels de santé se voient remettre un téléphone mobile pré-chargé avec une application Java sur mesure et un forfait voix, messages texte et données, afin de collecter les informations médicales et de mieux coordonner les prescriptions mais aussi les rendez-vous dans les établissements de santé.

Dans le domaine de l’E-santé, l’Afrique se trouve être le continent le plus dynamique mais nous constatons que ces initiatives restent isolées.

Comment accompagnez l’Afrique pour le développement structurant de l’E-santé sur le continent ?

Orange, en tant que partenaire de nombreuses start-ups, repère, soutient et promeut les talents numériques qui changeront demain notre façon de vivre. Il est clair que les plus belles initiatives ne peuvent durer que si l’activité a un business plan viable et durable, et qu’il soit intégré dans l’écosystème santé local. Nous aidons donc les jeunes pousses techniquement mais nous les accompagnons aussi pour définir leur stratégie, la projection de leur activité et son financement dans le temps.

En Afrique, en particulier, le Groupe reconnait le dynamisme innovant des citoyens et mène, sur plusieurs fronts, des initiatives qui cherchent à nourrir et soutenir les entrepreneurs en herbe et les créateurs de jeunes entreprises du numérique.

Par exemple, le Prix Orange de l'Entrepreneur Social, un concours lancé il y a 7 ans, récompense le meilleur projet d'entreprise innovante et responsable en Afrique et au Moyen-Orient. En 2016, c’était la start-up marocaine MedTrucks qui a été primé (1er Grand Prix). MedTrucks a été créé pour accompagner les acteurs de la santé dans le déploiement d’unités mobiles de soins dans les déserts médicaux au Maroc et dans les pays émergents.

L’objectif est de lutter contre les déserts médicaux en apportant les soins au bon moment et au bon endroit, ceci à travers le développement d’une gamme complète de services comprenant le cartographie en temps réel et des outils de tracés d’itinéraires pour optimiser l’offre de santé aux patients mais également un catalogue en ligne d’unités mobiles et une plateforme de formation pour les professionnels. MedTrucks, comme tous les finalistes du Grand Prix, bénéficient pendant six mois d’un accompagnement assuré par l’ONG Grow Movement et par des experts d’Orange afin de faire évoluer leurs projets.

Par ailleurs, Orange soutient des start-ups via plusieurs structures complémentaires : via un accompagnement avec le réseau international d’accélérateurs Orange Fab ou les incubateurs en Afrique, via une aide matérielle avec la mise à disposition d’API auprès de la communauté des développeurs, et potentiellement via un investissement financier avec Orange Digital Investment, un fonds d'investissement dédié à ce type de projets.

Enfin, Orange peut aider les start-ups en leur offrant un accès privilégié aux marchés, ainsi qu’en leur donnant de la visibilité auprès de leurs publics cibles, sur la scène internationale. Orange se mobilise pour faire de l’e-santé un véritable levier de développement et un stimulateur de croissance pour les économies des pays dans lesquels le Groupe opère.

Par ailleurs, il est à noter que le Groupe Orange soutient activement ses propres employés qui cherchent à transformer des idées innovatrices en activité entrepreneuriale. Pour exemple, la start-up Sénégalaise, Jokko$anté, une pharmacie communautaire digitale, créée en 2015 par Adama Kane, un employé chez Orange Sénégal. La start-up propose un système communautaire de dépôt, de stockage, de partage et de financement croisé des médicaments. La solution repose sur une application web et mobile sécurisée qui donne un accès plus équitable aux médicaments.

Avec l’appui de la Fondation Orange Sénégal, la start-up a conçu un plan de développement qui devrait lui permettre de déployer sa solution dans 20 pays avant 2020. Dans un horizon de 5 ans, le fondateur de la start-up compte aller « au-delà de la distribution de médicaments et élargir le concept à un maximum de produits et services de la santé : les soins, l’hospitalisation, la chirurgie, etc... Il s’agit de mettre en place un parcours du malade totalement virtualisé intégrant toutes les fonctionnalités et se basant exclusivement sur le mobile. » Ce n’est pas l’ambition qui manque, et Orange l’accompagne pour réaliser ses objectifs.

L’offre d’Orange Healthcare s’est étoffée grâce à la vision de ses experts mais aussi à travers des partenariats et des initiatives à succès dans le monde entier. Sa mission est de mettre les meilleures technologies et savoir-faire du Groupe Orange au service des différents acteurs de la santé : 	Hôpitaux et cliniques 	Institutions de santé publique 	Industriels du médicament et de dispositifs médicaux 	Assureurs et mutuelles de santé 	Éditeurs de logiciels de santé  Compte-tenu de son histoire, les solutions d’Orange Healthcare à destination des établissements de santé sont les plus développées. Plus de 70% des hôpitaux français utilisent les services d’Orange. Des solutions d’Orange Healthcare sont présentes dans près de 20 pays.  En chiffres : 	Orange travaille avec près de 2 800 établissements de santé et plus de 2 000 résidences seniors  	Orange Healthcare fournit des solutions de connectivité pour des dispositifs médicaux implantés portés par des milliers de patients dans 15 pays, à travers l’Europe et l’Amérique du Nord. 	10 million d’images médicales sont hébergées dans le cloud sécurisé d’Orange Healthcare ce qui en fait l’une des plus importantes bases d’imagerie médicale en Europe. 	Plusieurs milliers de téléconsultation ont déjà été effectuées via les plateformes régionales de télémédecine conçues et déployées par Orange Healthcare.

 

S’il existe des déserts médicaux en Afrique, ces derniers se juxtaposerait avec les déserts numériques, quelles serait selon vous les solutions préconisées ?

La question des déserts numériques se pose dans le contexte de l’évolution vers des véritables économies numériques à l’échelle mondiale, ce qu’on appelle la quatrième révolution industrielle. Ce sont les nouvelles technologies telles l’intelligence artificielle, la robotique, l’Internet des objets, les véhicules autonomes, l’impression en 3D, les nanotechnologies, les biotechnologies, le stockage d’énergie, l’informatique quantique, pour en nommer quelques-unes, qui vont avoir un impact profond sur l’organisation des sociétés et les modes de production.

Comme le souligne le Gouvernement français sur le site web du Plan France Très Haut Débit, « Outre l'enjeu économique et social de la nouvelle économie numérique, le THD va aussi désenclaver les territoires éloignés des grandes villes en leur donnant la possibilité de participer de plain-pied aux nouvelles formes de citoyenneté. ».

On n’est qu’au tout début de cette transformation, et les investissements public-privé pour doter les territoires de la ‘omni-connectivité’ sont significatifs.

En Afrique et au Moyen-Orient, les usages mobiles des services voix traditionnels sont progressivement complétés par des services d’accès à internet et de transmission de données. D’ici 2020, 40% de la population devrait d’ailleurs avoir accès à l’internet via un terminal. Dans ce contexte, Orange met en œuvre de grands projets d’infrastructures pour étendre la couverture mobile au plus grand nombre, notamment dans les zones rurales. Le Groupe optimise également les performances du réseau en déployant la 4G. Aujourd’hui, Orange offre déjà le Très Haut Débit mobile dans une dizaine de pays, notamment au Botswana, en Jordanie, au Maroc, au Sénégal, en Côte d’Ivoire, avec pour objectif la couverture de 4 ou 5 pays supplémentaires d’ici 2018. Le déploiement du Très Haut Débit par fibre optique est aussi essentiel pour le développement des usages internet. Aujourd’hui, plus de 30 000 km de réseau fibre offrent aux clients particuliers d’Orange comme aux entreprises une connectivité enrichie.

Quant aux déserts médicaux, Orange Healthcare a été pionnier dans l’accompagnement du développement de la télémédecine en France où l’entité a été impliquée dans les Territoires de Soins Numériques, un programme de l’Etat français pour développer les services de santé numérique en régions, et particulièrement la télémédecine.

L’objectif est d’utiliser cette expérience pour d’autres territoires qui sont face à ces mêmes problèmes. Mais, ceci demande une forte implication des pouvoirs publics (qui doivent rester à la manœuvre de la politique de santé publique) et la mise en place d’un cadre réglementaire et économique qui soit favorable au déploiement de ces solutions de santé numériques.

Orange Healthcare a prouvé par ses réalisations dans ce domaine que technologiquement, presque tout serait faisable, mais que des freins se situent au niveau du financement (qui doit être pérenne) et au niveau de l’accompagnement au changement, pour passer à un nouveau mode d’organisation.

Quelle serait les recommandations que vous souhaitez communiquer dans le cadre de votre activité ?

Une adoption intelligente des systèmes d’information appliqués à la santé pourrait améliorer considérablement la qualité de la prise en charge des patients tout en permettant de réaliser des économies.

En effet, ces technologies permettent une meilleure gestion de d’information afin d’améliorer la qualité des soins et de gagner en fluidité, tout en libérant du personnel et des ressources.

Notre expérience est que l’e-santé devrait être appréhendée en termes de valeur plutôt qu’en termes de coûts. Les investissements faits devraient être évalués selon leur capacité à aider un système de santé à satisfaire ses objectifs stratégiques : de meilleurs soins à un coût viable tout en veillant à ce que les besoins sociaux des patients soient satisfaits.

L’e-santé se répandra si elle est guidée par une stratégie nationale qui permette de l’intégrer dans le système existant de manière fluide, en trouvant au plus vite les sources de financement durables. De nombreuses industries sont prêtes à investir dans ce domaine, mais elles ont besoin d’une perspective à long terme.

Les gouvernements auraient donc tout à fait intérêt à prendre des mesures pour stimuler et accompagner les industries de l’e-santé, voire travailler sur une stratégie d’investissements ciblés pour ce secteur.

santé afrique

Si dans d’autres pays le mobile s’est progressivement répandu, en complément du téléphone fixe, en Afrique il a fait l’effet d’un Big Bang. Le faible développement du réseau de téléphonie fixe RTC (Réseau Téléphonique Commuté) composé de fils de cuivre, a laissé toute la place au mobile.

À tel point qu’il est devenu le standard en matière de communication voix. En matière de réseau internet, la situation est semblable : le réseau de téléphonie fixe n’a pas pu servir de base au déploiement des modems, de l’ADSL.

Le mobile a donc joué le rôle d’accès à Internet, comme l’explique Yves Bellego, Directeur de la stratégie réseau d’Orange : « L’évolution des usages que l’on a connue en France sur le fixe est, en Afrique, transposée sur le mobile. Le réseau mobile, seul mode de communication accessible à un grand nombre, a été utilisé pour téléphoner, transmettre des SMS, puis pour accéder à Internet grâce au développement de la 3G et l’arrivée de la 4G dans quelques pays... L’Afrique a sauté l’étape du réseau fixe en cuivre. ».

Rapport de Environ 46 % des 1,17 milliard d’Africains avaient souscrit à des offres de téléphonie mobile à la fin de l’année 2015, soit 557 millions d’abonnés uniques, selon des chiffres présentés par le réseau mondial des opérateurs de téléphonie mobile, GSMA, à Dar-es-Salam du 26 au 28 juillet.

Ce qui constitue un bond de +70,34 % par rapport aux 327 millions d’abonnés uniques de 2010 (31 % des 1,04 milliard d’Africains) alors recensés par le même groupement professionnel. Un chiffre qui va croître encore, pour atteindre 725 millions d’abonnés uniques à échéance 2020, et ce principalement au Nigeria, en Éthiopie, en Égypte, au Kenya, en Tanzanie, en République démocratique du Congo (RDC) et en Algérie.

En nombre de cartes de SIM en circulation, les comptes du marché africain mobile sont encore plus élevés. Les usagers africains, qui possèdent souvent plusieurs cartes, cumulaient 965 millions de SIM à la fin 2015. Ce nombre atteindra 1,3 milliard fin 2020.

Auteur : Mr. Frédéric ATTIA : Directeur des partenariats stratégiques et du développement international d’Orange Healthcare

Healthcare Africa

Auteur : Nicole Hill. Global Director, Healthcare Sector, ALE. Nicole is responsible for leading the worldwide Alcatel-Lucent Enterprise Healthcare businesse

La eSanté, je dirais la transformation numérique de la Santé et particulièrement la e Santé connectée peut contribuer à lutter contre les déserts médicaux, et rompre l’isolement, en permettant un meilleur accès aux soins via la télémédecine, la téléconsulation, télésurveillance, télé-expertise et téléassistance ; la forte utilisation du mobile en Afrique représente une forte opportunité dans ce sens ; par ailleurs la formation des acteurs de santé médecins, soignants et agents locaux de santé représente aussi un enjeu important

Dans le domaine de l’E-santé, l’Afrique se trouve être le continent le plus dynamique mais nous constatons que ces initiatives restent isolées. Comment accompagner l’Afrique pour le développement structurant de l’E-santé sur le continent ?

Par la formation, la montée en capacité des acteurs et partie prenantes de la santé, les partenariats publics privés, en particulier avec des grandes entreprises et des starts -up actives dans la e Santé, des hackatons, des initiatives comme celles de coopération décentralisée, permettant de faire émerger des projets répondant à des projets médicaux correspondants aux besoins des populations des régions concernées.

La connectivité, en constitue certes un prérequis et en particulier via le mobile une vraie opportunité en Afrique.

L’innovation, dans le sens où elle propose des nouveaux usages, de la technologie facile à mettre en œuvre et de nouveaux modèles économiques certes et les initiatives : nous observons d’ailleurs de très belles initiatives africaines entreprises par un réseau de start-up très innovantes et …qui ont aussi beaucoup à nous apprendre par l’ingéniosité et la pertinence de leurs modèles !

Quelle serait les recommandations que vous souhaitez communiquer dans le cadre de votre activité ?

La formation de l’ensemble des acteurs de la santé, en incluant les citoyens, les partenariats publics et privés, l’innovation.

Quant à nous, notre démarche, en tant qu’industriel est d’apporter la connectivité aux établissement hospitaliers et aussi aux éditeurs de logiciels, start up développant des applications numériques ; plus précisément :
Alcatel-Lucent Enterprise a pour vocation de fournir une expérience au patient optimisée de son parcours de soins.

Nous connectons l’ensemble des acteurs concernés dans une démarche collaborative autour et avec le patient : pour une meilleure expérience de l'hôpital, pour l’efficience des soins et le meilleur usage des traitements, la permanence des soins, l'accès aux données patients, la collaboration avec les personnels et l'établissement pour l'optimisation de ses opérations sur son territoire.

Autres liens :

https://www.linkedin.com/pulse/afrique-d%C3%A9sert-m%C3%A9dicaux-et-innovation-technologique-khalil-daffar/

http://www.tourisme-medical-expo.com/tourisme-medical-tourism-874596321/logistique-et-evacuation-sanitaire-en-afrique 
http://www.tourisme-medical-expo.com/tourisme-medical-tourism-874596321/casablanca-africa-healthcare-and-medical-tourism-summit 
http://www.tourisme-medical-expo.com/tourisme-medical-tourism-874596321/e-sante-afrique 
http://www.tourisme-medical-expo.com/revue-de-presse-tourisme-medical-586521 

Africa Healthcare and Medical tourism Summit : 

https://www.youtube.com/watch?v=S1bOrme862k 
https://www.youtube.com/watch?v=MckgRgSEqx8 
https://www.youtube.com/watch?v=ePEb4UF1YYI 
https://www.youtube.com/watch?v=ktPVAraMYRs 

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